Prôner les avantages de la polygamie. Tel est le message subconscient de la série ramadanesque "La quatrième épouse". Son scénario met en scène un dandy à la fois pieux, espiègle, riche, affectif et surtout, juste et galant avec toutes ses femmes ! Seulement voilà, celui-ci semble avoir du mal à trouver la bonne… quatrième épouse! La nouvelle série de Magdi El-Hawari n’est qu’une pâle copie d’Al-Haj Mitwalli, cette ancienne série télévisée à succès, qui incitait, il y a une dizaine d’années, à la polygamie. Toutefois, si la première a réussi à bien passer son message lors du début de la dernière décennie, la deuxième ne pourra que renforcer davantage cette pensée digne du moyen âge" constate Ashraf Nehad, journaliste égyptien et critique de cinéma. Cependant, le message véhiculée par ‘’La quatrième épouse’’ est peut-être plus perçant. Le héros, séduit par ses trois premières épouses, multiplie les idylles dangereuses en convolant en justes noces avec une quatrième épouse qu’il ne tarde pas à répudier et à remplacer à volonté. Toutefois, ce n’est pas la trame de ladite série qui lui a valu tant d’admonestations. A en croire la conjoncture actuelle, le triomphe des islamistes ne serait pas de bon augure pour les femmes qui ne veulent pas partager leur deuxième moitié. Effectivement, la future constitution du pays -qui ne tardera pas à renaître de ses cendres- pourrait bien exhorter les citoyens égyptiens à renouer avec les vieux rites islamiques, dont la polygamie, qui est vivement controversée de nos jours. C’est du moins ce que pronostiquent certaines émissions égyptiennes de Talk show ces derniers temps.
18 mars 2012
Parlement : un sit-in a été organisé à la mémoire d'Amina Filali
Photo: Houda Belabd. Les slogans lus sur les pancartes des manifestants en disent long...
Hier, environ 200 personnes se sont réunies devant le parlement marocain. En ligne de mire, l’abrogation de l’article 475 du code pénal marocain, qui a poussé Amina Filali au suicide le 10 mars dernier, déclenchant une vague d'émotions et d'indignation à travers tout le Maroc. «Sadique », « moyenâgeux » ou « aberrant », les manifestants n’ont pas lésiné sur les qualificatifs pour qualifier ce texte de loi.
Le suicide de l’adolescente Amina Filali, forcée d’épouser son violeur, a littéralement défrayé la chronique. Même les médias internationaux s’en sont fait l’écho. De ce fait, l’appel au sit-in organisé à sa mémoire a pu réunir près de 200 personnes devant le parlement marocain, hier à midi. Le but en est, effectivement, d’inciter ce dernier à réviser, voire à abroger l’article 475 qui stipule clairement que « lorsqu’une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage a été prononcée ».
Les Marocaines s’insurgent…
« Malheureusement, au Maroc nous attendons toujours qu’il y ait un drame pour se rendre compte de l’aberration de la loi qui en est responsable », entrevoit Ibtissame Lachgar, psychanalyste et activiste politique. « La société civile vient de s’apercevoir du sadisme de l’article 475 du code pénal marocain parce que les médias marocains et internationaux viennent de se pencher dessus. D’ailleurs, cet article moyenâgeux et archaïque symbolise le statut actuel de la femme marocaine », poursuit-elle.
Pour Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF), figure de proue de la lutte contre le viol et la violence à l’égard des femmes, le système juridique défaillant est le premier accusé dans cette affaire. « Nous avons longuement milité pour interdire le mariage des mineures toléré par l’article 20 de la Moudawana, incriminer l’article 475 du code pénal et organiser des marches de solidarité contre l’enfance violée. Le système juridique, lui, s’entête comme un enfant gâté et ne veut pas donner suite à nos revendications », témoigne-t-elle, avant d’additionner : «Il faut rappeler que la société civile se doit seulement de faire le plaidoyer de cette cause. Ce sont les partis politiques, médias et ministères qui doivent réagir face à ce constat ».
Majdouline Lyazidi, elle, reste optimiste. Présidente de « Woman Choufouch », mouvement féministe qui lutte contre le harcèlement sexuel, elle entrevoit que le tout est de pouvoir protester : « Je suis heureuse de voir toute cette foule manifester à la mémoire d’Amina. Je pense que nous nous sommes finalement réveillées et que le citoyen marocain ne va pas s’arrêter sur un si bon chemin qui promet de mettre un terme aux violences et injustices sociales ».
Des slogans qui en disent long !
« Amina n’est pas la première, mais elle doit être la dernière », « l’article 475 m’a tuer », « halte au mariage précoce, qu’il soit forcé au consenti », « bonjour Bassima, es-tu vraiment là ? ». Les pancartes hissées par les manifestants en disent long sur le branle-bas de combat qu’a suscité le suicide d’Amina Filali.
« Amina et les autres, victimes de l'article 475 du code pénal », pouvait-on lire sur une pancarte du centre Anaruz d’écoute des victimes d’agressions sexuelles. Anaruz (espoir en amazigh) travaille en collaboration avec l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM).
« Mon père ne voulait pas marier ma sœur. C’est ma mère qui a insisté à la marier à son violeur pour sauver son honneur », témoigne Hamida, la sœur d’Amina, présente lors du sit-in, avant d’enchaîner avec une voix brisée : « ce qui m’attriste le plus, c’est que ma sœur est morte aujourd’hui, mais son bourreau est en liberté, car protégé par la loi marocaine». Et de conclure : « cette dernière donne plus de droits au violeur qu’à la violée ».
Houda Belabd
Source: Yabiladi.com
14 mars 2012
REVOLUTION EGYPTIENNE - Des Maghrébins en parlent
Photo: Sarah Ben Hamadi (milieu).
Aux tout premiers éclats de la révolution égyptienne, rien ni personne ne la prédestinait à jouer les prolongations. Si les analystes politiques font dans les pronostics, les intellectuels et artistes du Maghreb optent pour l’espoir et le soutien.
"Il est extrêmement difficile de faire des pronostics quant au devenir de la révolution égyptienne tant que l’armée est toujours aux commandes du pays car celle-ci fait partie de l’ancien régime. Tant qu’elle gouverne, la révolution égyptienne n’aura pas atteint ses objectifs". Ces propos pleins d’incertitude sont de Sarah Ben Hamadi, journaliste et blogueuse tunisienne . Ce jeune bout de femme a participé à la chute de l’ancien tyran Ben Ali en faisant partie de la jeunesse digitale de son pays. Selon ses mots, la comparaison entre la révolution tunisienne et celle égyptienne ne se fait pas sans exubérance car il s’agirait de deux poids et de deux mesures différentes. "La révolution tunisienne a dès le départ été exigeante et demandé une rupture claire avec l'ancien régime en demandant notamment la dissolution de l'ancien parti au pouvoir, ce qui a été fait. Les Tunisiens ont décidé de faire table rase, les Egyptiens ont d'abord fait dans la demi-mesure. Evidemment, cela finit par exploser un jour ou l'autre", estime-t-elle avant d’ajouter : "la reprise des manifestations le 25 janvier dernier n'était pas une surprise. Les revendications du peuple égyptien ne sont pas satisfaites. Il ne s'agit pas seulement de destituer Moubarak mais d'arracher tout un système".
A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, l’Algérie n’est pas allée au-delà de ses premières tentatives de destitution du régime de Bouteflika. Les forces de l’ordre (soi-disant gardiens de l’ordre) ont avorté les manifestations qu’a connues la capitale au commencement du "Printemps arabe".
Pour Faten Hayed, journaliste au quotidien Al Watan, l'Egypte est peut-être en train de vivre une deuxième révolution. Elle entrevoit que "l’instabilité qui règne dans les villes égyptiennes est un bon baromètre pour admettre que la voie est encore longue pour atteindre la démocratie pour laquelle se battent les Egyptiens. Il est aussi certain que les Frères musulmans s’impliqueront davantage, car ils ont besoin de réinvestir le terrain, et reforger leur idéologie". Ce qui inquiète la journaliste algérienne est, justement, de savoir comment les islamistes vont élaborer et mettre en œuvre leur idéologie dans ce contexte si particulier, d’autant plus qu’ils sont devenus la première force politique au parlement nouvellement élu.
De même, si les deux pays de l’Afrique du Nord ont connu des périodes transitoires après la chute de leurs tyrans, les deux peuples ont exprimé leur volonté d’organiser des élections présidentielles dans les plus brefs délais. Seul hic, l’Egypte peine encore a s’opérer radicalement. "Seul l’avenir nous dira si le peuple égyptien risque de maintenir son cap", estime la journaliste Faten Hayed car "la révolution égyptienne a été plus exigeante que la tunisienne" augmente-t-elle.
Douloureux cauchemar
Scénariste marocain et réalisateur de pièces de théâtre, Said Abbadi ne s’est pas encore réveillé du douloureux cauchemar qui a agité la ville de Port Saïd, il y a un peu plus d'un mois: "je suis de tout cœur avec les familles des victimes de ce douloureux acte de hooliganisme. Orienté ou pas, la question est ailleurs, car ces dérapages serviront de leçons aux Egyptiens pour qu’ils accordent leurs voix à un futur président digne de confiance". Et de continuer : "les parlementaires devront aller vers l’avant et ne plus chercher à payer les pots cassés du passé".
A l’instar de Said Abbadi, Soufiane Lamhamdi exhorte les révolutionnaires à ne plus regarder en arrière. Chanteur au sein du groupe marocain Nhass, le jeune homme fait remarquer "le peuple Egyptien devra se concentrer sur les élections présidentielles et mettre en place la démocratie à laquelle ils tiennent et pour ce faire, il faudra peut-être qu’ils accordent la parole au conseil militaire aussi", subodore-t-il avant de conclure avec une once d’espérance : "j’espère que les mois à venir apporteront à l’Egypte sa stabilité et sa paix politico-religieuse d’antan".
Houda Belabd
Source: LPJ du Caire
Aux tout premiers éclats de la révolution égyptienne, rien ni personne ne la prédestinait à jouer les prolongations. Si les analystes politiques font dans les pronostics, les intellectuels et artistes du Maghreb optent pour l’espoir et le soutien.
"Il est extrêmement difficile de faire des pronostics quant au devenir de la révolution égyptienne tant que l’armée est toujours aux commandes du pays car celle-ci fait partie de l’ancien régime. Tant qu’elle gouverne, la révolution égyptienne n’aura pas atteint ses objectifs". Ces propos pleins d’incertitude sont de Sarah Ben Hamadi, journaliste et blogueuse tunisienne . Ce jeune bout de femme a participé à la chute de l’ancien tyran Ben Ali en faisant partie de la jeunesse digitale de son pays. Selon ses mots, la comparaison entre la révolution tunisienne et celle égyptienne ne se fait pas sans exubérance car il s’agirait de deux poids et de deux mesures différentes. "La révolution tunisienne a dès le départ été exigeante et demandé une rupture claire avec l'ancien régime en demandant notamment la dissolution de l'ancien parti au pouvoir, ce qui a été fait. Les Tunisiens ont décidé de faire table rase, les Egyptiens ont d'abord fait dans la demi-mesure. Evidemment, cela finit par exploser un jour ou l'autre", estime-t-elle avant d’ajouter : "la reprise des manifestations le 25 janvier dernier n'était pas une surprise. Les revendications du peuple égyptien ne sont pas satisfaites. Il ne s'agit pas seulement de destituer Moubarak mais d'arracher tout un système".
A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, l’Algérie n’est pas allée au-delà de ses premières tentatives de destitution du régime de Bouteflika. Les forces de l’ordre (soi-disant gardiens de l’ordre) ont avorté les manifestations qu’a connues la capitale au commencement du "Printemps arabe".
Pour Faten Hayed, journaliste au quotidien Al Watan, l'Egypte est peut-être en train de vivre une deuxième révolution. Elle entrevoit que "l’instabilité qui règne dans les villes égyptiennes est un bon baromètre pour admettre que la voie est encore longue pour atteindre la démocratie pour laquelle se battent les Egyptiens. Il est aussi certain que les Frères musulmans s’impliqueront davantage, car ils ont besoin de réinvestir le terrain, et reforger leur idéologie". Ce qui inquiète la journaliste algérienne est, justement, de savoir comment les islamistes vont élaborer et mettre en œuvre leur idéologie dans ce contexte si particulier, d’autant plus qu’ils sont devenus la première force politique au parlement nouvellement élu.
De même, si les deux pays de l’Afrique du Nord ont connu des périodes transitoires après la chute de leurs tyrans, les deux peuples ont exprimé leur volonté d’organiser des élections présidentielles dans les plus brefs délais. Seul hic, l’Egypte peine encore a s’opérer radicalement. "Seul l’avenir nous dira si le peuple égyptien risque de maintenir son cap", estime la journaliste Faten Hayed car "la révolution égyptienne a été plus exigeante que la tunisienne" augmente-t-elle.
Douloureux cauchemar
Scénariste marocain et réalisateur de pièces de théâtre, Said Abbadi ne s’est pas encore réveillé du douloureux cauchemar qui a agité la ville de Port Saïd, il y a un peu plus d'un mois: "je suis de tout cœur avec les familles des victimes de ce douloureux acte de hooliganisme. Orienté ou pas, la question est ailleurs, car ces dérapages serviront de leçons aux Egyptiens pour qu’ils accordent leurs voix à un futur président digne de confiance". Et de continuer : "les parlementaires devront aller vers l’avant et ne plus chercher à payer les pots cassés du passé".
A l’instar de Said Abbadi, Soufiane Lamhamdi exhorte les révolutionnaires à ne plus regarder en arrière. Chanteur au sein du groupe marocain Nhass, le jeune homme fait remarquer "le peuple Egyptien devra se concentrer sur les élections présidentielles et mettre en place la démocratie à laquelle ils tiennent et pour ce faire, il faudra peut-être qu’ils accordent la parole au conseil militaire aussi", subodore-t-il avant de conclure avec une once d’espérance : "j’espère que les mois à venir apporteront à l’Egypte sa stabilité et sa paix politico-religieuse d’antan".
Houda Belabd
Source: LPJ du Caire
3 mars 2012
Emission TV : Leila Ghandi ou Ibn Battuta au féminin
/DR Leila Ghandi, les voyages l'ont grandi!
Une émission de voyages présentée par Leila Ghandi, la plus globetrotteuse des Marocaines est présentée sur 2M, en prime time, une fois par mois, à partir du 25 mars. Une émission qui a de quoi vous réconcilier avec la petite lucarne.
A partir du 25 mars prochain, un moyen de voyager tout en gardant les pieds sur terre vous sera permis grâce à l’émission « Voyage avec Leila Ghandi ». Diffusée en prime time à 21h15 les derniers dimanche de chaque mois sur 2M, l’émission est prometteuse. Une grande première à la télévision marocaine qui avait plutôt tendance jusqu'ici, en matière de voyages, à reprendre des émissions produites à l'étranger.
Décidément révolue l’ère où le grand frère détenait le monopole de la télécommande en collaboration avec le père pour n’avoir d’yeux que pour les matchs de football. « Voyage avec Leila Ghandi » promet d’intéresser tous les membres de la famille !
Cette série de documentaires est une fenêtre ouverte sur le monde. Un bain linguistique mâtiné de traditions et de couleurs du monde étanchera la soif d’apprendre des téléspectateurs. La pluralité culturelle et nouvelles normes de la société actuelle seront également au rendez-vous. Les mutations politiques qui agitent le monde arabe ne seront pas en reste, les crises qui font pâtir la zone MENA seront, elles aussi, exposées dans les nombreux déplacement de Leila Ghandi.
Au menu de la série, des success stories de diverses personnalités marocaines et internationales seront présentées. Les téléspectateurs seront pour cela transportés au Brésil, en Turquie, au Mali et la liste des voyages est encore longue. Leïla Ghandi partage avec enthousiasme avec son nouveau public, sa passion pour la photo et des moments impressionnants vécus au gré de ses rencontres.
Heureux qui comme Leila…
Globetrotteuse, grand reporter, réalisatrice et photographe, Leila Ghandi est tout cela à la fois. Du 6 mars au 13 avril, elle organise à Rabat, sa nouvelle exposition « vies à vies ». Une autre occasion d’en savoir plus sur les regards croisés entre le Maroc et l’étranger relatés par la jeune casablancaise. L’exposition, qui coïncide avec la journée de la femme, rassemble une sélection de photographies capturées par l'objectif de l'artiste lors de ses nombreux périples aux quatre coins du globe.
Diplômée de Sciences Po Paris, la jeune casaouie est photographe et réalisatrice indépendante spécialisée dans le portrait documentaire. Elle est notamment l'auteur de Chroniques de Chine, recueil de textes et de photographies publié au Maroc aux Editions Le Fennec, puis en France aux Editions Bachari. De la galerie 127 de Marrakech à la galerie Art lounge de Beyrouth en passant par le Parlement Européen, ses expositions photographiques continuent d’en charmer plus d’un. Ce n'est qu'en 2009 que ses films documentaires ont commencé à être diffusés à la télévision marocaine.
Houda Belabd
Source: Yabiladi
2 mars 2012
Ali Aarrass: un parti politique de Melilia demande sa libération
La condamnation à 15 ans de prison du Belgo-marocain Ali Aarrass continue à mobiliser de part et d'autre de la Méditerranée. Mustafa Aberchan, président du parti CpM à Melilia, s'est rendu à l'ambassade du Maroc à Madrid, hier, pour demander, une nouvelle fois, sa libération.
PH/DR Ali Aarrass dit avoir avoué ses accusations à cause de la torture...
Mustafa Aberchan, le président de la Coalition de Melilla (CpM), parti politique de gauche de la Ville de Meilila, s’est rendu hier, jeudi 1er mars à Madrid pour négocier la grâce d’Ali Aarras à l’ambassade du Maroc en Espagne, rapporte Infomelilla.comJeudi 24 novembre 2011, Ali Aarass avait été condamné par la cour d'appel de Rabat à 15 ans de prison ferme, après avoir été exatradé par l'Espagne. Il a été reconnu coupable d'appartenance au réseau terroriste Belliraj.
Optimiste, Mustafa Aberchan est presque sûr que sa demande aboutira de façon heureuse. « La Haute Cour [espagnole, ndlr] a jugé qu’il n’y avait pas de cause directe derrière son arrestation », se remémore le président de la Coalition. « Malgré cela, il est en prison et risque d’écoper d’une peine de 15 ans d’incarcération», continue-t-il.
Aberchan a également regretté la torture qu’Ali Aaras a subi depuis le début de son incarcération, après que l’Espagne l’a extradé au Maroc. Selon le chef de la Coalition, la demande d’une grâce reflète trois choses : « notre conviction absolue de son innocence », la situation de la souffrance endurée par lui et sa famille et le fait que la procédure qui lui été imposé met à mal l'Etat de droit en Espagne. Il a rappelé que son parti a porté la cause d’Ali Aarras au Congrès des députés, à l’ambassade de Belgique en Espagne ainsi qu’auprès des ministres espagnols. Il préfère la négociation aux lourds recours judiciaires.
Branle-bas de combat
Farida Aarras, sœur de l’accusé a lancé, hier, sur le réseau communautaire Facebook un appel pour un rassemblement autorisé pour célébrer le 50e anniversaire de son frère. L’évènement aura lieu lundi 5 mars devant les marches de la Bourse, à Bruxelles, et verra la participation de son comité de soutien, en plus de celle de ses proches et amis.
Le 16 février, c'étaient 16 parlementaires belges issus de différentes formations politiques qui ont demandé au ministre des Affaires étrangères de faire pression sur le Maroc pour libérer Ali Aarrass, par le biais d'une lettre ouverte. Début janvier, déjà, l’affaire Ali Aarrass avait suscité l'intérêt de 6 parlementaires britanniques représentant les trois principaux partis politiques du pays. Ils ont introduit une motion (Early Day Motion) exprimant leur préoccupation pour Ali Aarrass devant les deux Chambres du parlement. Ces députés souhaitent que « ce Parlement reconnaisse la profonde inquiétude parmi les avocats des droits de l’homme et les experts sur la question de la torture à travers l’Europe, au sujet de la peine de 15 ans, prononcée par le tribunal de Rabat contre Ali Aarrass ».
Houda Belabd
Source: Yabiladi
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